Avant la forme, il y a la matière.
Le Coton filé SIRO ou Sirospun
Pour la Série I, nous avons choisi un coton filé Siro : une construction pensée pour obtenir un fil régulier, net et suffisamment souple pour accompagner le mouvement.
Siro ne désigne pas une variété de coton, mais un procédé de filature utilisant deux mèches réunies en un même fil.
Deux mèches. Un même fil.
Dans une filature à anneaux classique, une mèche de fibres est étirée puis tordue pour devenir un fil.
Le procédé Siro utilise deux mèches alimentées en parallèle. Elles sont étirées séparément, puis convergent et se réunissent dans une même torsion pour former un seul fil.

Ce que l’on ressent.
La construction Siro participe à une surface plus régulière et à une pilosité mieux maîtrisée. Mais aucun procédé ne suffit, à lui seul, à définir une matière.
La fibre, la torsion, le tricotage et les finitions comptent tout autant.
Pour la Série I, cette régularité nous intéressait pour une raison simple : obtenir une matière nette, suffisamment souple pour accompagner le corps, et assez présente pour conserver sa ligne.
Nous ne cherchions pas un argument à imprimer sur une étiquette. Nous cherchions une sensation juste.
220 g/m². De la présence, sans rigidité.
Le grammage mesure la masse d’une étoffe par unité de surface. Un jersey annoncé à 220 g/m² pèse donc 220 grammes par mètre carré.
À composition et construction comparables, un grammage plus élevé donne généralement davantage de matière. Mais il ne suffit pas, à lui seul, à définir la qualité d’un vêtement.
Pour la Série I, 220 g/m² répond à une recherche précise : conserver de la présence dans la main et dans le tombé, sans figer la pièce.

La matière devient la pièce.
Brume, Obsidienne et Grenat sont les trois premières expressions de cette matière au sein de la Maison.
Voir la Série I